La recette des entreprises qui vont sortir grandies de la crise

Avec nos entreprises qui ont un modèle basé sur la croissance externe plutôt que sur une croissance organique, la situation était déjà compliquée avant la pandémie.

Lorsque tout va bien, cela fonctionne et disons-le, on construit une bulle…

Or, depuis le début de la crise sanitaire, le marché montre ses limites avec des certitudes battues en brèche : les entreprises fragiles avant la crise se retrouvent sous leur point d’équilibre, ce qui a pour conséquence de rendre les investisseurs frileux. Et pour cause!

Il va falloir rembourser…

Le risque est énorme, avec une crise économique qui va s’amplifier dès lors que le risque sanitaire sera écarté, d’ici un an dans le meilleur des cas. Il s’agira alors de faire les comptes de ce que la pandémie aura vraiment coûté et prendre des décisions difficiles. Il n’est pas nécessaire d’être devin pour comprendre que la demande va baisser ce qui va renforcer la récession. D’un point de vue social, il faudra s’attendre à des drames. Du point de vue économique aussi : l’hôtellerie et le transport aérien sont déjà à l’agonie, ces secteurs vont en emporter d’autres dans la tourmente.

Le gouvernement a mis l’économie sous perfusion, ces mesures auront un coût. Le PIB de la France s’est contracté de 7 à 8% en 2020, les prévisions, encore floues pour 2021, mais la Banque Mondiale table sur un rebond de 3,8 à 4% pour l’ensemble de la planète. Ce rebond pourrait-il se confirmer chez nous? Oui, à condition de s’adapter très vite.

Des comportements souvent irrationnels…

Pour les secteurs résilients, il faut s’attendre à une agressivité sans précédent : la guerre de prix, bien évidemment. C’est la marque des faibles. Plutôt que de repenser le modèle, on maintient artificiellement la production sous perfusion en vendant à marge zéro, ou pire. Ça tient pendant quelques mois, jusqu’au nouveau facteur de crise, et là c’est la clé sous la porte.

Les (très) forts seront plus encore plus forts

Chaque crise le démontre, les plus solides et les plus malins s’en sortent renforcés!

Certaines entreprises l’ont compris et, depuis quelques années on observe une tendance de fond se dégager : raisonner dans le carcan de son marché ne suffit plus, elles pensent au marché dans sa globalité. Attention, penser global n’exclut pas les spécificités locales, au contraire : il s’agit d’être agile comme une petite structure mais de s’aider de moyens puissants centralisés.

C’est le cas d’acteurs comme un grand groupe de BTP par exemple, qui a initié son programme « One » dès 2012. L’entreprise s’est agrandie comme beaucoup d’autres par croissance externe. Or comment concilier une approche groupe avec des cultures et des marchés éclatés sans repenser son modèle, ses process et son organisation? Le risque est de  créer une nébuleuse, coûteuse et peu efficace.

Le chantier est toujours en cours, mais aujourd’hui, c’est une marque majeure partout dans le monde qui couvre un ensemble des métiers connexes qui va de l’exploitation des carrières à la construction de routes, en passant par l’entretien et la démolition, sous la même bannière.

Là où c’est efficace, c’est que les structures locales bénéficient de l’apport des moyens globaux de l’entreprise : imaginez la souplesse d’une PME, d’une ETI avec les moyens d’une grande entreprise, ça permet de voir venir. Je ne parle pas que des moyens financiers, mais aussi de moyens opérationnels et marketing. C’est redoutable!

Le deuxième axe de développement, c’est d’aligner les équipes commerciales pour rendre le modèle efficace. En effet, vous avez beau avoir un bon modèle d’organisation, souple et puissant, si vous ne sortez pas vos produits et n’êtes pas sur les affaires, vous ne serez pas plus avancé et là ça se complique.

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